Catégorie | A la une, Lieux

Portrait du Festival international des écrits de femmes, avec Frédéric Maget

Publié le 05 novembre 2013 par Rédaction_

« Nous souhaitions faire (re)découvrir les écrits de Colette

et au-delà toutes les écrivaines et les créatrices longtemps

reléguées dans les coulisses de l’Histoire »

  • Cher Festival international des écrits de femmes, vous êtes le premier festival littéraire européen dédié aux femmes. D’où émane cette initiative ?

Le projet du Festival international des écrits de femmes est né grâce à Colette. L’association « La Maison de Colette » a pu acquérir en septembre 2011 après une importante mobilisation des lecteur-trice-s et des pouvoirs publics la maison natale de Saint-Sauveur-en-Puisaye. Au-delà du projet patrimonial, qui prévoit notamment la reconstitution de la maison et des jardins tels que Colette les a connus et décrits dans ses textes, il nous a paru essentiel de créer un projet culturel qui soit à l’image de la vie et de l’œuvre de Colette (plus de renseignements sur www.maisondecolette.fr). Nous souhaitions faire (re)découvrir les écrits de Colette et au-delà toutes les écrivaines et les créatrices longtemps reléguées dans les coulisses de l’Histoire. Nous avons été les premiers surpris de constater qu’aucune manifestation en Europe n’était consacrée aux écrits de femmes. C’est donc une grande fierté de pouvoir l’organiser en Puisaye, au pays de Colette. Au programme rencontres, lectures, projections, salon du livre, tables rondes sur deux jours, le deuxième week-end d’octobre.

  • La forte présence des femmes de lettres est-elle caractéristique de la littérature francophone ?

La forte présence des écrivaines participe de l’image et du rayonnement à l’étranger de la littérature de langue française. À toutes les époques, des femmes ont contribué par leurs écrits à la richesse de la culture, au mouvement des idées et de l’histoire. Il est frappant de voir le nombre de sites, de centres de recherches qui dans le monde anglo-saxon répertorient, étudient et publient des textes bien souvent indisponibles en France. Il était temps de créer une manifestation qui permette de valoriser ce formidable patrimoine.

  • Vous êtes un jeune festival, quel bilan tirez-vous des deux premières éditions et quelles perspectives tracez-vous ?

La 2ème édition vient d’avoir lieu et, comme la première année, nous sommes frappés à la fois par le nombre de visiteur-e-s – encore plus important cette année où nous avons fait salles combles – et par la qualité d’écoute du public. Chose que même une bonne organisation ne peut prévoir, il se crée pendant ces deux journées une ambiance chaleureuse faite d’échanges et de convivialité qui réjouit tous les participants, visiteur-e-s comme auteur-e-s. Nous avons souhaité cette année proposer au public scolaire une journée et des activités qui lui sont réservées. Nous espérons dans les prochaines éditions développer nos actions à destination du jeune public et des enseignant-e-s afin de pallier la faible présence des femmes dans les manuels scolaires. Les lectures – nous avons eu la chance d’accueillir Sabine Haudepin et Andréa Ferréol pour ces deux premières éditions – et les projections prendront également une part importante dans les prochaines éditions.

  • Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

Pour Colette, bien sûr, dont la vie et l’œuvre ne cessent de nous inspirer.

Frédéric Maget est Président
de la Société des amis de Colette
et de La Maison de Colette.

Crédit photo :  Centre France

Publier un commentaire