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Portrait du salon Le Livre sur la Place, avec Françoise Rossinot

Publié le 12 novembre 2013 par Rédaction_

 « Le Livre a sa place chaque jour à Nancy ! »

  • Cher Livre sur la Place, comment définiriez-vous votre          salon ?

Parrainé depuis sa création par l’Académie Goncourt, le Livre sur la Place est aujourd’hui considéré par écrivain-e-s comme éditeur-trice-s comme le premier grand rendez-vous national de la rentrée littéraire. Au cœur de l’espace XVIIIème inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité que constituent à Nancy la place Stanislas et sa voisine la place de la Carrière, il accueille plus de 170 000 visiteur-e-s venus à la rencontre des 600 auteur-e-s présents. Le chiffre de 25 000 personnes assistant aux débats, entretiens et lectures proposés pendant ces 3 jours a été dépassé en 2013, c’est l’un de nos bonheurs !

Mais l’une des missions – et peut-être la plus importante – d’un salon comme le nôtre est d’aller vers les publics qui ne lisent pas ou peu, d’imaginer pour eux des clés qui leur ouvriront les portes de l’accès à la lecture. Nous initions avec de nombreux écrivain-e-s, en lien avec nos partenaires, dans cet esprit, des rencontres dans toute l’agglomération et au-delà qui se préparent avec les mairies, les acteur-trice-s culturels et sociaux dès janvier ! Car le Livre sur la Place n’est pas qu’un chapiteau « posé » dans un cadre exceptionnel 3 jours en septembre, c’est le point culminant d’une année de travail et le point de départ de la suivante ! Toute l’année, des entretiens à l’opéra devant 1500 personnes jusqu’aux parcours littéraires pour les scolaires, le Livre a sa place chaque jour à Nancy !

  • Fort de vos 35 années d’existence, quels grands enseignements tirez-vous aujourd’hui ?

Lorsque le Livre sur la Place a été crée par la municipalité et l’association de libraires « Lire à Nancy » en 1979, les salons étaient rares ! Aujourd’hui, ils se sont multipliés et constituent évidemment un maillon extrêmement précieux pour inciter à lire, valoriser la langue française.

A Nancy, depuis plusieurs années, j’ai souhaité amplifier fortement la programmation des débats et entretiens qui est maintenant très dense dans 8 salles autour du chapiteau (capacité : de 30 à…1500 places ). Or, partout, et encore plus en septembre dernier avec 100 rencontres proposées, nous avons refusé du monde ! C’est le premier enseignement que je tire… la curiosité formidable et toujours plus grande du public, son exigence, son envie d’apprendre, de s’enrichir au contact des auteur-e-s, de débattre.

C’est très réconfortant alors que l’on dit la lecture en danger et je pense, d’autant plus fort à Nancy que les lecteur-trice-s sont fidélisés tout au long de l’année par une programmation régulière et très suivie de rencontres et une sensibilisation au soutien à la librairie indépendante. Enfin, un enseignement et une évidence : l’accès à la lecture doit impérativement être et rester gratuite.

  • Depuis 2011, le concours de la plus belle dédicace est organisé par Montblanc pendant le Livre sur la place. Quelques anecdotes à ce propos ?

Avec Montblanc, partenaire du salon depuis 2011, les auteur-e-s reprennent la plume à Nancy ! Ce concours de dédicaces est une très jolie idée… En septembre, au moment où la mythique maison lance (et présente au Livre sur la Place) un stylo en hommage à un écrivain – cette année Balzac – , toutes celles et ceux qui font la littérature d’aujourd’hui, sous le chapiteau, rivalisent d’imagination pour inscrire leurs mots du cœur le concernant, sur un livre d’or ! Le jury composé de journalistes, autour de Michel Adè, directeur général de Montblanc France, met des heures à délibérer ! La dédicace du gagnant 2013, Franck Courtès, se trouve ci-dessous et également sur le site du salon.

  • Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

Au Président du 36ème Livre sur la Place bien sûr !

Françoise Rossinot est commissaire générale du Livre sur la Place 

Crédit photo : F. Rossinot

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