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Interview de la Maison des Auteurs de la SCAM, avec Delphine Agut

Publié le 29 novembre 2013 par Rédaction_

« Un lieu à mi-chemin entre la maison et le bureau, où les auteur-e-s se sentent chez eux »

 

  • Chère Société Civile des Auteurs Multimédia, quelles sont vos principales missions ?

Les principales missions de la Scam sont avant tout d’aller percevoir de l’argent pour les auteur-e-s auprès des chaînes de télévision et des diffuseurs, et de leur redistribuer ensuite de la manière la plus équitable possible. La Scam a également pour mission d’affirmer leur droit moral et de veiller au respect des œuvres.

La Scam représente 34 000 auteur-e-s, des réalisateur-rice-s de documentaires audiovisuels et radiophoniques essentiellement, mais aussi des écrivain-e-s, des journalistes, des traducteur-rice-s audiovisuels, des photographes, et des auteur-e-s de nouvelles écritures, numériques notamment.

  • Vous rassemblez des auteur-e-s d’univers de création variés. Dans ce contexte pluridisciplinaire, quels sont les leviers à votre disposition pour accompagner les auteur-e-s ?

Les décisions concernant la gestion, la répartition des droits et l’action culturelle menées par la Scam sont prises par son conseil d’administration, composé de 22 auteur-e-s élus par l’assemblée générale. Cinq commissions, composées d’auteur-e-s et représentant tous les genres d’œuvres gérés par la Scam, assistent le conseil d’administration dans ses travaux. Ces commissions sont le véritable relais entre l’administration de la Scam et ses membres. C’est par ce mode de fonctionnement collégial qu’elle peut être représentative de la diversité de ses auteurs et les accompagner au mieux.

  • Pourquoi avoir créé une “Maison des auteur-e-s” ? Avez-vous identifié des besoins spécifiques pour cette profession ?

L’une des missions de la Scam, c’est également de rester en contact avec ses membres, d’animer et de faire vivre cette communauté d’auteur-e-s. Depuis 15 ans, la salle de projection Charles-Brabant (90 places), qui se trouve dans les locaux de la Scam, permet aux auteur-e-s d’organiser des avant-premières et projections de leurs films. Elle est pleine tous les soirs mais nous manquions d’un espace pour accueillir nos membres et stimuler la rencontre en journée : un lieu à géométrie variable, qui puisse à la fois servir de bureau, de café et de centre de documentation, pour travailler, faire des rendez-vous, des recherches ou tout simplement lire la presse en buvant un café ; un lieu à mi-chemin entre la maison et le bureau, où les auteur-e-s se sentent chez eux, pour pallier la solitude que bon nombre d’entre eux peuvent éprouver.

Des rendez-vous et ateliers professionnels animent régulièrement cette maison : chaque mois s’y tiennent des permanences juridiques et fiscales, au cours desquelles les auteur-e-s peuvent rencontrer des juristes ou des conseillers fiscaux. Tous les quinze jours, nous y organisons des ateliers de formation sur des sujets précis et concrets, qui ont lieu en petit groupe (20 auteur-e-s maximum), afin de permettre la meilleure interactivité possible entre les animateur-rice-s et les participant-e-s. Par exemple, nous avons organisé un atelier sur les archives audiovisuelles (où et comment trouver les archives audiovisuelles, comment les utiliser ?) animé par Serge Viallet, auteur de la passionnante série « Mystères d’archives » diffusée sur Arte. Nous avons également proposé aux journalistes adhérents de la Scam un atelier animé par Reporters sans frontières, sur un sujet technique et contemporain : la sécurité numérique (comment protéger ses sources et sécuriser ses données ?).

  • Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

À nos auteur-e-s, qui, à travers leurs œuvres, nous permettent de voir autrement le réel et nous aident à en percevoir, à en comprendre toute la complexité.

Delphine Agut est responsable de la Maison des Auteurs de la SCAM.

Crédit photos (Une et article) : Matthieu Raffard

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