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Une journée à Angoulême

Publié le 03 février 2014 par Rédaction_

« J’ai vécu au rythme de la BD ! »

Pour la première fois, je me rends à Angoulême ce jeudi, festival sacro-saint de la bande dessinée. Après un réveil aux aurores, le départ est fixé à 6h41 tapantes à la gare Montparnasse. Il fallait bien que l’heure corresponde au 41ème anniversaire du festival international de la bande dessinée ! Les 3h de trajet sont l’occasion de relire le dossier de presse et de déguster un croissant, tout en constatant que tous les occupant-e-s du wagon ont un lien ou l’autre avec la bande dessinée. Managers, auteur-e-s, éditeur-trice-s : je suis bien entourée !

9h30 : il est temps de découvrir la « ville-BD ». Et l’expression n’est pas démesurée puisque tout dans la ville entre en résonance avec le 9ème art. Les rues Goscinny et Hergé se succèdent, les indications diverses se retrouvent dans des phylactères et les façades des bâtiments sont colorées de cases en tous genres. La BD rythmera donc bien notre journée.

Après un rapide arrêt à l’hôtel de ville pour se procurer les pass presse, je découvre le Nouveau Monde, vaste chapiteau regroupant des maisons d’édition indépendantes ainsi que des acteurs et actrices de la bande dessinée alternative. Avec ses t-shirts et casquettes bleus, l’équipe de lesdedicaces.com retrouve quelques têtes connues et en rencontre de nouvelles. J’apprends également qu’ici, les dédicaces se font 24h/24, et même à domicile (cf illustration) ! Décidément, les auteur-e-s se donnent du mal  durant le festival !

Après un passage éclair à l’Espace Polar et à l’Espace Para-BD, je découvre l’exposition « En Chemin elle rencontre… » au palais de justice de la ville. Le thème est celui des violences faites aux femmes, à travers les albums des éditions Des ronds dans l’O. C’est l’occasion de relever l’aspect citoyen de la bande dessinée, laquelle constitue aussi un vecteur adéquat pour traiter des problèmes d’actualité qui minent notre société.

Pause déjeuner bien méritée puis il est déjà l’heure de découvrir le Monde des Bulles, divisé en deux halls situés sur le Champ de Mars. On y retrouve les grands éditeur-trice-s du paysage franco-belge et un public déjà fortement présent pour ce premier jour de festival. Sur le stand Delcourt, on entend notamment Davy Mourier se faire interpeller par les vigiles pour vérifier le contenu de son sac… alors qu’il quitte tout juste sa séance de dédicaces !  L’exposition « Les Légendaires » nous permet également de retomber en enfance avec un parcours ludique retraçant l’histoire de la saga de Patrick Sobral, et de faire quelques clichés de l’équipe ultra photogénique de lesdedicaces.com (non on ne vous montrera pas les photos!) : )

Il me reste encore un peu de temps pour visiter l’exposition « Ancrages » et découvrir le travail des auteur-e-s qui ont travaillé durant l’année 2013 dans les ateliers de la maison des auteurs, avant de me rendre au Pavillon Jeunes Talents. Mon périple se termine au Théâtre, où nous découvrons l’exposition « Fleurs qui ne se fanent pas » qui témoigne de la douleur des « femmes de réconfort » à travers le point de vue de la Corée. Il est alors l’heure d’assister à la remise des prix Découvertes. Après une intro en musique, les jeunes talents se succèdent et les prix sont remis avec émotion par des scolaires, collégiens et lycéens à leurs auteur-e-s coups de cœur. On y entend d’ailleurs le gagnant du prix humour s’insurger : « Mais ma BD n’était pas drôle »… Son apparition sur scène, elle, l’était en tout cas.

La nuit tombe, il est déjà l’heure de repartir… rendez-vous l’année prochaine !

Charlotte

 Ps : retrouvez aussi un strip BD chaque jour sur le thème de la dédicace sur lesdedistrip.tumblr.com !

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