Catégorie | A la une, Associatif

Interview de 30 jours de BD, avec Niko

Publié le 05 février 2014 par Rédaction_

 « Oui, les dessinateurs et dessinatrices sont des gens drôles ! »

  • Cher 30 jours de BD, qui êtes-vous ? Et pourquoi un tel chiffre ?

Je suis un site qui propose tous les jours une planche de bande dessinée faite par un auteur-e talentueux ! Du coup pour mon nom c’était soit « 30 jours de BD » soit « des fois 31 jours, des fois 30 jours ou même 28 et de temps en temps 29 jours de BD ». Mes parents ont choisi la version courte.

  • Quelle est la mission d’un site tel que le vôtre ?

Mon but c’est de regrouper tous ces auteur-e-s formidables qu’on peut trouver sur le net, pour leur donner plus de visibilité et ainsi plus de chance de se faire remarquer. C’est l’occasion aussi pour eux de partager leurs idées et de travailler sur des projets de manière plus sérieuse. Ça a été pensé par des passionné-e-s, pour des passionné-e-s.

D’ailleurs nombre d’entre eux nous quittent pour aller réaliser leur rêve de BD, notamment chez Makaka, dont l’éditeur – Shuky – est à l’origine de ma création.

Et il y a en a pour tous les goûts : humour, SF, humour, fantastique, poésie, humour, aventure… et aussi de l’humour (oui, les dessinateur-trice-s sont des gens drôles !). Je privilégie la variété, tant au niveau des genres que des styles.

Et c’est entièrement gratuit.

  • Comment voyez-vous l’avenir de la bande dessinée sur le net ?

Pour moi internet reste une vitrine. L’occasion pour les auteur-e-s de se faire connaitre, de vraiment travailler leur style et d’être soumis aux avis des lecteurs et lectrices. Mais sans éditeur-trice-s pour les soutenir, sans public pour acheter ce qu’il y a derrière cette vitrine, ils restent malheureusement uniquement des bénévoles passionnés.

La tendance du moment est au crowdfunding (financement participatif, comme sur Sandawe). C’est plutôt positif parce que ça ouvre de nouvelles portes en minimisant les risques, mais dans un contexte où les maisons d’édition « traditionnelles » sont de plus en plus frileuses, ce sont d’autres portes qui se ferment, et les places deviennent rares. Le talent ne suffit plus, il faut beaucoup de courage et de persévérance. Et comme dans tous les métiers artistiques, un peu de chance aussi.

Il y a aussi des auteur-e-s ingénieux qui font évoluer la BD vers un genre hybride spécifique au support, en intégrant de l’animation par exemple (comme Le blog A Malec).

  • Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

A mes parents, Shuky et Ian Dairin, à ma baby-sitter pendant des années, Trébla, et tous ceux qui s’occupent de moi bénévolement aujourd’hui – Debyloo en tête – et permettent ainsi aux auteur-e-s de rencontrer un plus large public. Et bien sûr les dessinateur-trice-s, parce que j’existe pour eux mais aussi grâce à eux.

Niko est rédacteur pour 30joursdeBD, site gratuit de diffusion de BD.

Publier un commentaire