Catégorie | Jeunes pousses, Sociétés

Interview de Guy Ruffino, auteur

Publié le 22 mai 2014 par Rédaction_

« Je me suis mis à écrire, ne pouvant

absolument pas supporter l’inactivité ».

  • Cher Guy Ruffino, comment vous définiriez-vous ?

Un écrivain antique disait à juste titre : « Connais toi, toi même ». Je pense n’être qu’un ancien Professeur, passionné d’ambition, de volonté, d’amour de la vie, mais aussi de recherche, dans la tolérance et le respect profond d’autrui, conforme au principe énoncé par F. Mitterand « le droit à la différence ».

Je me suis mis à écrire, ne pouvant absolument pas supporter l’inactivité, mon état de retraité. J’ai opté, pour le moment, d’écrire sur l’Algérie, où je suis né, mais que j’ai fort heureusement quittée en 1956, ce qui m’a permis une grande liberté d’opinion, d’action…

Mais ayant eu l’immense chance de vivre sur la Côte d’Azur, le Var Est, pendant 50 ans, je compte aussi rédiger sur cette région, bénie des dieux, ma deuxième patrie.

Je voudrais également écrire une autobiographie, ayant connu une immense foule d’événements, de faits des plus exaltants, grâce notamment à ma très large participation à la vie associative, syndicale et politique.

J’ai bien sûr des défauts, dont celui du refus de la mobilité, comme tout-e citoyen-ne de la Côte d’Azur, comblé par la qualité de vie, la beauté incomparable des paysages féeriques. Pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on a sur place ?

J’ai également écrit, en son temps, un scénario de film sur le retour de la communauté juive-musulmane-catholique-protestante (très unie, envers et contre tout), en France, avec constat de non intégration et solutions. Ce scénario avait été « retenu » par le très célèbre et prestigieux Hervé Bourges, ancien PDG de l’ORTF, qui avait pris avec extrême bienveillance les dispositions adéquates pour produire ledit film. Je n’ai pu achever cette action, pour motifs personnels, familiaux.

Enfin, je dispose d’un dossier probant, y compris sur les récentes propositions de haut-e-s représentant-e-s de la ville cosmopolite de Marseille.

  • Le livre-photos, quelles opportunités et quelles contraintes ?

La rédaction du livre-photos-cartes postales nécessite une technique d’écriture peu classique, peu courante. Ce n’est pas de la « littérature », du verbiage, du roman, du superficiel. J’ai tenu au « livre-photos » par souci de neutralité, d’humanisme, d’indépendance et pour faciliter le retour mémoriel de tous mes compatriotes.

  • « Batna » est le premier ouvrage d’une série de livres consacrés aux villes de l’Algérie avant son indépendance. Diriez-vous qu’il s’agit d’un livre de souvenirs ?

Non, mon ouvrage ne se veut pas exclusivement mémoriel. Il contient des développements prospectifs dans les domaines de l’histoire, de la géopolitique, du tourisme également.

  •  Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

Je le dédicacerai, en premier lieu à Madame Annick Barial, de Marseille, à mes parents, ancien-ne-s instituteur-trice-s, à mes grands-parents, émigrés d’Italie, de France.

 Guy Ruffino est l’auteur de Batna. Il est docteur en droit et doctorant en histoire.

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