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L’actu BD de Bulle d’Encre, avec Anthony Roux

Publié le 16 juin 2014 par Rédaction_

 

«  Nous défendons la BD mais aussi ses principaux acteurs : les auteur-e-s »

  • Chère Bulle d’Encre, comment vous définiriez- vous ?

Comme un média BD ouvert à toutes et tous. Nos actions répondent toujours à un même objectif : faire découvrir la BD. Cela se traduit par des articles traitant d’albums plus confidentiels, de soutenir des auto-édités et de ne pas se cantonner à un seul style mais aussi en organisant des salons, en proposant des concours et en chroniquant les sorties des grosses maisons d’éditions. Ainsi, le/la bédéphile pourra découvrir de nouveaux titres et le/la novice ne sera pas perdu sur un site trop élitiste. Et les deux pourront apprécier les événements que nous organisons !

  •  Pensez-vous que le monde BD est particulier en ce qui concerne les dédicaces ? Pourquoi ? Comment expliquez-vous la ferveur qui entoure les rencontres entre auteur-e-s et passionné-e-s ?

C’est évident. Il y a une explication assez simple à cela. Quand vous faites signer un roman ou demandez un autographe à une personnalité, l’échange est bien souvent très court : une signature, voire un petit mot et l’affaire est bouclée. Mais pour une BD, le/la dessinateur-rice prend plus de temps (et le/la scénariste est souvent bavard en dédicace). L’échange est de fait plus long. Il y a bien sûr des exceptions : le/la romancier-e qui écrit une tartine tout en discutant ou le/la dessinateur-rice qui fait une dédicace ultra rapide sans décrocher un mot.

Puis quoi qu’il en soit, au final, il y a un chouette souvenir de cette rencontre : la fameuse dédicace. Et il faut bien reconnaître qu’un joli dessin a plus de gueule qu’un gribouillis !

  •  Comment voyez-vous l’avenir de la bande dessinée ? Notamment dans un contexte numérique ?

Sur Bulle d’Encre, nous défendons la BD mais aussi ses principaux acteurs : les auteur-e-s. Et l’avenir n’est vraiment pas brillant les concernant. Cette profession se précarise de plus en plus et ce n’est pas le marché actuel (surproduction), ni le numérique tel qu’il est pratiqué (où les auteur-e-s sont la dernière roue du carrosse) et encore moins la politique actuelle (création de nouvelles taxes) qui vont changer la donne, bien au contraire ! Il nous paraît important que les médias BD tels que nous puissent informer le public de cette situation, car, et c’est regrettable, les médias traditionnels ignorent totalement cet aspect : ils parlent de BD pour Angoulême et lors de la sortie d’un Astérix puis basta. C’est essentiel que le public soit sensibilisé à ces questions, il aurait certainement un autre regard sur la BD.

  •  Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

La dédicace est quand même avant tout un échange et le souvenir d’une rencontre. Donc autant la faire pour soi, vous ne croyez pas ?

Anthony Roux est  bénévole passionné et chroniqueur sur Bulle d’Encre

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