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Interview de l’Ecole de l’Absolu… à la recherche du genre absolu !

Publié le 24 juillet 2014 par Rédaction_

«   le cinéma et les jeux vidéos ont fait des ravages pour l’industrie du livre  »

  • Ecole de l’Absolu, mais qui êtes-vous ?

L’Ecole de l’Absolu, c’est trois jeunes auteur-e-s, Aly, Mathilde Allain et Ganimula. Nous avons tous dix-neuf ou vingt ans. Nous sommes étudiants à la Sorbonne. Le projet a été créé par Aly. Nous avons pensé qu’il fallait profiter de ces années de faculté pour créer quelque-chose, un projet durable. En effet, nous sommes tous trois passionnés par l’écriture. Nous voulions profiter au maximum de cette tranche d’existence. En effet, nous adorons la vie. Nous sommes tous les trois très dynamiques et nous voulions mettre notre énergie à utilité. Parfois cela est difficile, en raison des divers emplois du temps, surtout parce que Mathilde est la maman d’un adorable petit garçon, mais nous arrivons tout de même à organiser des réunions chaque semaine, et à produire un nombre suffisant de textes dans l’année. C’est pour cela que nous voulons faire de l’Ecole un projet jeune, dynamique, humain.

  •  Le genre absolu c’est quoi ?… et surtout, existe-t-il ?

Le genre absolu, c’est un genre qui tente de dépasser les clivages entre narratif, théâtral et poétique. En effet, il semble que ces genres, de nos jours, n’aient plus de raison d’être, ou, du moins, qu’ils aient perdu de leur force, en particulier après l’invasion de récits d’auto-fiction, et des monologues pur le genre du théâtre. Ce genre existe tant qu’on s’efforce de le créer. C’est notre oeuvre de le créer. Plusieurs œuvres ont été publiées : Intimoratus d’Aly, Vyata de Ganimula, Le Rideau de Mathilde Allain, d’autres sont prévues pour la rentrée littéraire. C’est à nous de nous efforcer de le mettre au jour. Certes, cela n’est pas aisé, mais il existe dans la mesure où des écrivain-e-s, pris au sens large, s’efforcent de lui donner vie. De nombreuses tentatives ont été faites par le passé pour parvenir à un genre neuf, entre autres surréalistes et nouveau roman. Espérons que cette fois-ci sera la bonne !

  •  Comment voyez-vous l’avenir de la littérature, plus particulièrement auprès de votre génération ?

La littérature, disent certains, est morte. On entend souvent des gens de la génération de nos parents regretter la vieille France, et, par exemple, le mouvement romantique. Nous voulons leur dire qu’un avenir est possible. En effet, la génération actuelle est très curieuse. Elle adore les nouveautés. De plus, elle ne veut plus être prise pour une idiote, ou un lecteur passif. Elle ne veut plus être menée, mais souhaite agir à l’intérieur de l’oeuvre. Cette ouverture d’esprit est perceptible chez tous, quels que soient leurs goûts, et pas seulement dans le domaine littéraire. Certes, il y en a beaucoup qui n’aiment pas, d’autres diraient plus, lire. En effet, le cinéma et les jeux vidéos ont fait des ravages pour l’industrie du livre. Mais nous savons qu’une part très grande de jeunes adultes et même d’adolescents ne sont pas effrayés par un loisir qui à priori demande un plus grand effort. Nous ne doutons pas de la soif de connaissance de ces jeunes, ni de leur sensibilité artistique.

  •  Si vous deviez faire une dédicace aujourd’hui, pour qui serait-elle ?

Notre dédicace irait à Flaubert, car il a été le premier à pointer les insuffisances du roman, le premier à vouloir créer quelque-chose de différent. Le courant du stream of counsciousness, les surréalistes, le Nouveau Roman, les futuristes, enfin les thèses de Genette et Chklosvki, nos pères, lui doivent beaucoup. Nous voudrions lui dire qu’un roman d’une couleur est possible.

 Aly, Mathilde Allain et Ganimula sont les membres fondateurs de l’Ecole de l’Absolu

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